Partager l'article ! The Walking Dead (BD): Bon, ça me gênait un peu de rester sur un mauvaise impression... Focus sur The Walking Dead ce jeudi ; un "comic-boo ...
34 ans, runner... et caetera
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Bon, ça me gênait un peu de rester sur un mauvaise impression...
Focus sur The Walking Dead ce jeudi ; un "comic-book horrifique à tendance zombiesque" de tout premier ordre. Aux commandes de ce mensuel US, en noir et blanc, publié
chez Image Comics, Robert Kirkman (scénariste) et Tony Moore et Charlie Adlard (dessinateurs). Le premier tome est paru en 2003 aux Etats-Unis et la compile-volume a suivi la même année
sous le titre de "Days Gone Bye" (Tomes 1 à 6). Pour les francophones, la maison Delcourt a sorti fin mars 2007 le même volume sous les titre et sous-titre suivants
"The Walking Dead : le passé décomposé", ainsi que le volume 2 "The Walking Dead : cette vie derrière nous". Le volume 7 s'apprête à sortir aux Etats-Unis.
Le pitch en est simple. Petit fiic municipal, Rick Grimes se réveille d'un long coma après avoir été blessé par balle lors d'une fusillade. L'hôpital est vide. A l'abandon. Il découvre
bientôt que le cours des choses a basculé. Pour une raison que le lecteur ne connaît pas, les morts reviennent à la vie et se nourrissent des vivants. Rick Graves entreprend alors de retrouver sa
femme et son fils et d'organiser l'action à la tête d'un petit groupe de survivants rencontrés à Atlanta.
Robert Kirkman livre ici un véritable chef-d'oeuvre du genre... pas question de cibler les fanboys en agitant du voraces et du "Grrr!!! " à tout-va. Le point fort réside dans les
personnages et les relations qui s'installent entre eux tout au long de la série. Le scénariste "se focalise principalement sur les comportements humains en situation de danger, de
l'entraide conviviale à la douleur de la perte d'un proche, des rivalités amoureuses aux relations parents-adolescents houleuses [...] en passant par la fébrilité mentale qui guette"
(Krinein magazine). Et BandeDessinnéeInfo de confirmer : "Il s'agit d'une histoire sérieuse et de personnages réalistes à la psychologie fouillée. Jamais les zombies ne sont
surexploités. Il y a bien sûr quelques scènes gore [...] mais elles sont suffisament rares pour distiller une tension permanente plutôt qu'un malaise devant une surenchère d'atrocités". Et
l'on retrouve une des fonctions majeures du genre... que reste-t-il de nous lorsque le vernis de la civilisation a sauté et que la peur commande au destin de tous ? C'est là que
l'imaginaire zombiesque m'intéresse dans sa capacité à imaginer ce qu'il adviendrait de la société si... . Ce sont ces mêmes peurs et fantasmes irraisonnables qui font parfois basculer
les élections (je dérape...).
Les influences classiques de Robert Kirkman apparaissent dès la séquence d'ouverture. Le coma du personnage central est inspiré de John Wyndham dans "The Day of the Triffids"
(repris d'ailleurs par Danny Boyle dans "28 days later"). L'astuce narrative - permettant de basculer d'un monde à l'autre avant d'en explorer les méandres - devient "coma"
ici, mais elle peut prendre des formes bien différentes selon les genres : passage du rideau de brouillard dans King Kong, apocalypse atomique dans Mad-Max, le temps d'une nuit dans
Dawn of the Dead, etc... . Les exemples au cinéma ou en littérature sont légion. Hommage aussi à George Romero puisque le premier survivant que Rick Grimes croise, Duane
Jones, est black comme Ben, le héros central de "Nightl of the Linvig
Dead".
A noter également que le travail en noir et blanc de Tony Moore et de Charlie Adlard est remarquable (ils signent toutes les couvertures
également). Les 17 premières planches sont feuilletables
ici sur le site d'Image
Comics.
Bon, une petite sortie running cette semaine... on ne sait jamais ; mieux vaut travailler son endurance ;-)
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