Mardi 13 mai 2008

J'ai terminé La Route de Cormac MacCarthy...

Le bouquin m'a tenu en haleine jusqu'au dernier mot... alors, lecture profane ou religieuse ?... ce "feu" qu'il ne faut pas perdre, est-ce celui de Prométhée ou le symbole de la foi ? de l'espérance ? en qui ou en quoi ? en l'humanité ? en l'autre ?

Et si l'on soumet le texte à une analyse textuelle... les thèmes de l'eau, de la cendre, de la neige, du feu, de la route, de la nuit, du plastique, etc. Je compte bien y revenir dès mon retour...

Mais en attendant je décolle pour Barcelone pour une semaine !

A bientôt ;-)

par Altarande publié dans : L'info du jour
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Vendredi 9 mai 2008

« Il examinait le ciel. Il y avait des jours où la couverture de cendre était moins épaisse et à présent les arbres dressés le long de la route projetaient les plus timides des ombres sur la neige. Ils continuaient. Le petit avait beaucoup de mal. Il s’arrêta et vérifia ses pieds et resserra le plastique. Quand la neige commencerait à fondre ils pourraient difficilement garder leurs pieds au sec.ils s’arrêtaient souvent pour se reposer. Il n’avait pas la force de porter l’enfant. Ils s’assirent sur le paquetage et mangèrent des poignées de neige sale. Quand arriva l’après-midi la neige commençait à fondre. Ils passèrent devant une maison incendiée dont il ne restait que la cheminée de brique dans la cour. Ils furent sur la route tout le jour durant, pour ce qu’il y avait de jour. Juste quelques heures. Ils avaient peut-être parcouru cinq kilomètres » .

La Route, Cormac McCarthy

 Illustration : Evil John
par Altarande publié dans : Bouquins
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Mercredi 7 mai 2008

Entre deux lectures (Riad Sattouf ; La Vie secrète des jeunes et Cormac MacCarthy ; La Route après No Country for old Men), j'ai fini - voilà qqs jours - la Révolution Américaine de Cottret… j'ai pris le temps (déjà un premier post ici il y a qqs semaines et maintenant celui-ci), mais je prends des tas de notes... vieux réflexe de Khâgneux ;-)

Cottret pour comprendre un peu mieux ce qui a fondé et fonde encore le génie américain (génie au sens de ce qui lui est propre)… et peut-être pour raccrocher avec la prochaine élection américaine (tiens, tiens...)... plusieurs autres bouquins trainent avec moi depuis peu : la guerre d’indépendance de Kaspy (histoire d’en rajouter une petite couche), la Civilisation américaine (un collectif universitaire… faisant écho à un autre bouquin très bien fait que j’ai lu il y a quelques temps ; les Américains d’aujourd’hui) et puis surtout la Guerre de Sécession de James Mcpherson,… "un moment de l’histoire américaine qui demeure [notoirement] méconnue du public français ; sans doute parce qu'elle est la principale tragédie de l'histoire des Etats-Unis [650 000 morts] et qu'elle contredit ainsi l'idée familière selon laquelle l'expérience américaine aurait été essentiellement paisible et heureuse"  (4e de couverture de la Guerre de Secession).

1788. Ce que la révolution américaine contre les Anglais nous apprend c’est que ni la Déclaration d’Indépendance (1776), ni la Constitution américaine (1788) renforcée par le Bill of Rights - rajouté après coup pour rassurer les représentants des différents états contre les excès éventuels du pouvoir central fédéral (un autre vieux serpent de mer aux Etats-Unis...) dont certains pensaient qu’il allait confisquer aux citoyens les libertés et droits acquis lors de leur révolution victorieuse contre les Anglais - n’ont traité et purgé la question de l’esclavage préexistante à la fondation ex-nihilo (ou presque) des Etats-Unis : 1788... le Bill of Rights parle des « citoyens » et pudiquement « d’autres personnes » pour désigner les esclaves … bref des textes fondateurs d’une exceptionnelle clairvoyance (une constitution vieille d’un peu plus de 200 ans et amendée une vingtaine de fois seulement… une exceptionnelle permanence dans le temps qui tient surtout au fait que cette constitution est bâtie négativement ; elle ne dit pas ce que l’Etat doit faire mais ce que l’Etat ne peut pas faire), mais aussi un compromis consubstantiel à la naissance des Etats-Unis ; allez j'ose, compromis sur la question ethnique au fond (malgré quelques voix à l’époque parmi les représentants des états mandatés à Philadelphie) posant la question de la nature du citoyen "idéal" américain (les utopies sont aussi totalitaires...) ; comprenez blancs, anglo-saxons et de préférence protestants…  compromis politique visant à ne pas faire achopper la Convention de Philadelphie dont la mission était de donner rapidement une constitution aux Etats-Unis et (déjà) de maintenir les Etats du Sud dans la jeune Union… il est permis de penser que ce compromis, qui continue de pourrir le contrat social américain aujourd’hui, fut aussi un acte de faiblesse politique avant d'être un modèle de Realpolitik (la notion est anachronique of course).

1861 à la veille de la guerre de Secession.. un siècle plus tard, « les compromis qui ont marqué sa naissance [des Etats-Unis] en 1776 ne résistent pas à un triple conflit : politique, entre l'autorité fédérale et celle des Etats ; idéologique, entre esclavagistes et anti-esclavagistes ; économique et social, entre deux civilisations : le Nord et le Sud, que l'élection de Lincoln, en 1860, précipite dans un sanglant affrontement qui ne prendra fin qu'avec la reddition complète du Sud en 1865 » (4e de couverture de la Guerre de Secession).

1967… deux siècle plus tard (!!!), la Cour Suprême des Etats-Unis (sous la pression du mouvement des droits civiques menée entre autres par Martin Luther King) abolit la législation raciste qui officialisait dans le texte et définissait la ségrégation raciale aux Etats-Unis depuis la fin de la guerre de Sécession ; cette même législation qui fut imposée après la période de la guerre de Sécession (dite période de la « Reconstruction ») par le «Compromis de 1877 » afin de préserver une nouvelle fois l'Union.

Bref, cette question structurante semble vissée à l'histoire des Etats-Unis.

2008. Un candidat noir bientôt investi par son parti pour l’élection présidentielle US.
Bien sûr l'histoire est toujours en marche, mais on aimerait que ce soit ce Président là de l'Union qui dépasse le compromis maintenant (peut-être parce qu’il est noir et parce que le devenir des Etats-Unis ne les concernent pas exclusivement). S'il est élu. S'il en a l'intuition.

Je suis vraiment admiratif de ce pays par bien des aspects (laissant l'anti-américanisme caricatural à d'autres)... mais pour le coup je ne suis pas vraiment certain que les Etats-Unis y soient encore prêts.

God bless America !

par Altarande publié dans : Bouquins
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Mercredi 30 avril 2008

... sous le faisceau, oui exactement sous le faisceau, autant magique qu’éphémère, de la machine à projeter le film… j’observe les milliers de micro particules volatiles flashées aux premiers instants du déroulement de la bobine… très brève brèche temporelle entre l’extinction des lumières qui va plonger la salle dans le néant et l’apparition miraculeuse de l’image sur la toile… ne regarde pas ce truc… des milliers d’étoiles en suspension brillent dans le raie lunaire qui les capture… ne regarde pas ce truc… tout ce qui n’est pas dans la lumière n’existe pas ; il fait néant autour… ne regarde pas ce truc

… je n’aurais jamais du me laisser absorber par ce rayon venu d'on ne sait où…

… quelques notes de musiques, des lettres blanches en formation comme un mirage loin devant moi… des personnages… des voix… tout ce qui n’est pas dans la lumière n’existe pas ; il fait néant autour … au moment où le faisceau est devenu bleu et s’en est allé, j’étais déjà ailleurs… rejoignant à cet instant précis les constellations invisibles et muettes des milliers de particules en suspension dans l’air… aspiré… décorporalisé… ailleurs ...

... dans le creux d’un siège à louer… un samedi soir dans le coltard, à moitié fiévreux, à moitié shooté au strepsil…

… confortablement « cassé »…

… c’était quoi le film déjà ? ;-)


par Altarande publié dans : L'info du jour
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Mardi 29 avril 2008
par Altarande publié dans : Cover
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Vendredi 25 avril 2008

Un petit post en coup de vent…

C’est le joli temps qui me fait regarder ailleurs en ce moment ;-) 

Le ciel bleu des débuts de soirée à Paris, me plonge déjà au cœur de l’été…

Donc forcément mercredi soir… mercredi soir dans le bras de V.. Euh…. autant le dire tout de suite irremplaçable (je veux dire sexuellement) ! Allez, je crois que j’ai mis du sens (on va euphémiser sur ce coup là ;-)) sur ma panne de bandaison en fin de parcours avec F. (cela dit c’était un bon moment ; un très joli c** pour être plus précis).... mais F. est trop passif et moi pas assez actif (en ce moment)… alors forcément… ;-).

Bref, mercredi soir, ça été totale prise en charge. Pas l’once d’une envie d’entreprendre. Seulement un profond désir de le sentir en moi et de prendre mon pied dans ses bras. Hé, la qualité de l’échange sexuel avec un mec, c’est quand même vachement important ! Rien que ses mains sur moi, alors que j’étais allongé à poils sur le ventre au creux de son lit non encore défait (un peu suggestif là… ;-)… wahou ! Et lui de dire en se désappant, « c’est vachement excitant de savoir que dans trois minutes on va se donner du plaisir »… il est gentil le garçon... euh… tu peux venir vite là ;) ;-) !! Sentir son corps se poser sur le mien, là, là et là… ça, ça et surtout ça là... boum ! étincelle ! … il parait que mon regard change quand j’ai pris mon pied : total détente, total zen comme après une séance de running. 

Franchement je voudrais le cacher que je ne le pourrais pas.

 

par Altarande
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Jeudi 24 avril 2008
 

par Altarande publié dans : Postcard
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Mardi 22 avril 2008

Longue file d'inconditionnels sur le trottoir, boulevard Rochechouart.

Un dimanche soir à la Cigale vers 20 heures. Salle plongeante vidée de ses sièges pour l’occasion transformant son coeur en une piscine en pente douce ; eau sombre.

Beaucoup des titres de Variety, le dernier album des Rita (j'ai adoré cet album). Des morceaux phares avec des arrangements musicaux originaux pour la scène (euh... 8’30 Andy en deuxième rappel). Quelques reprises de morceaux en anglais dont un titre de David Bowie et un autre en italien et quelques inédits écrits par Catherine Ringer pour Fred Chichin rarement joués sur scène.

"Catherine Ringer chante les Rita et autres"... 

Ce n'est pas encore l'album solo, juste la tournée du "j'peux le faire" avec un peu des Rita et un peu des autres... pas encore Elle au fond. Bref, le commencement d'un truc ;-) Une vraie voix et une vraie présence. Une soirée géniale !!

PS : pfff... mes vidéos sont trop lourdes pour dailymotion et youtube.

 


par Altarande publié dans : Son
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Lundi 14 avril 2008

Je suis allé voir l'expo "Les Parisiens sous l’occupation" (sic) donnant à voir quelques 250 photos couleurs prises par André Zucca.

Qu’en dire ? Autrement que reprendre les termes de la polémique... Et le fait est, force est de constater que l'appareil critique n'est vraiment pas au point et l'expo globalement très décontextualisée malgré la note de circonstance à l'accueil dont on sent qu’elle est surtout une réponse à la polémique actuelle. Objectivement, cela aurait nécessité une remise en contexte historique et une armature didactique et critique plus forte tant le sujet est tout sauf léger… bref de distinguer davantage la partie technique (bien renseignée ici) du contexte historique propre au Paris des années 1941-1944 (il manque des clés de compréhension évidentes). Quelques panneaux indiquent cependant que Zucca avait été recruté par l’occupant pour donner à voir un Paris « heureux » selon les vœux de l’occupant nazi désireux de faire de Paris une "vitrine de l'Europe nouvelle". 

 
Et ce titre d’exposition si mal choisi ! C’est là selon moi que la polémique doit se concentrer car elle reflète avant tout, à la façon d’un lapsus collectif, la névrose que la France porte en elle sur cette période passée quoi qu’on en dise. Ce Paris-là, fantasmé, c’est celui de l’occupant et de l’Etat français complice… le Paris souriant et ensoleillé couvrant les cris et la douleur dont la France souhaiterait si fort ne pas y avoir sa part de responsabilité (il aura fallu attendre 1995 pour qu’intervienne une reconnaissance officielle et solennelle des crimes de l’Etat français). Donner à voir ce Paris fantasmé dans le cadre d’une exposition constitue un matériel historique de premier intérêt, mais ne pas l’introduire et l’expliquer comme tel, ne pas susciter l’étonnement, ne pas conduire le lecteur jusqu’au bout de la démonstration, relève selon moi d’une sous appréciation parfaitement critiquable. Pourquoi ne pas avoir choisi des titres comme « vision de l’occupant », « Paris fantasmé sous l’occupation », etc. qui aurait éclairé d’emblée le lecteur ?

A noter que les photos sont d'une netteté saisissante et les tirages présentent un format permettant une immersion totale, mais l’éclairage est franchement nul.

Si vous avez l’occasion, passez voir l’exposition et faites-vous votre avis.


par Altarande publié dans : Expos
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Jeudi 10 avril 2008

Petit message dans ma mailbox ce matin… 
 
« Salut bô brun ! […] j'aimerais beaucoup que l'on se voit. F. »

Je SUIS Big Jim ! Toujours rêvé d'être Big Jim...

Euh à moins que ce soit Barbie dans le fond ;-) ;-)


 
par Altarande publié dans : L'info du jour
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